Début d’une résolution…

Donc, je me lance : je me donne un an pour écrire pendant un an… ou peut-être deux… Écrire dans un blogue, notamment pour me forcer à taper « Send » de temps en temps, pour ne pas supprimer des mots qui me semblent de trop, parce que moi je les vois, trop… Un an pour réussir à user moins des points de suspension, comme si ceux qui m’entendent pouvaient vraiment avoir l’impression que ma pensée s’arrête à la fin de ma phrase… Un an pour reprendre le contrôle de mon style, par le simple exercice de la discipline, comme je l’ai fait, par exemple, pour limiter ces parenthèses de nuance qui encadraient les affirmations que je n’assumais pas complètement pendant mes études… (Parenthèses que j’utilise encore, de temps à autre…)

Je n’ai pas encore décidé du thème ni du genre de ce blogue. En fait, je n’aurai probablement jamais besoin de le fixer : l’idée, c’est d’écrire, point. Opinion, récit, autobiographie, analyse contextualisée de l’usage stylisée et grammaticalement gratuite de la virgule, liste d’épicerie, sonnet ou instructions pour le démontage de nos construits sociaux… Qui sait, il se glissera peut-être, parmi les éventuels ajouts à ce blogue, de quoi nourrir un produit qui mériterait d’exister ailleurs que dans WordPress…

Un objectif, s’il en faut un, chiffré s’il vous plaît : écrire une fois par semaine, idéalement plus, écrire possiblement soixante-quinze fois pendant l’année. Pour me faire la main. Pour ne plus embêter Catherine avec mes élucubrations quotidiennes. Pour ne plus séquestrer les statuts de mes amis Facebook. Pour avoir plus à offrir à la Twittosphère que des mots d’esprit à demi réussis en cent-quarante caractères. Pour contribuer, moi aussi, à nos réflexions collectives, à nos débats de société, à nos indignations répétées, à notre passe-temps préféré de la chicane et du tournage autour du pot… Et voilà, encore, des points de suspension…

Il me reste encore bien des choses à définir, j’aurai certainement l’occasion de faire des mises au point sur ce cheminement. J’en saurai plus dans un an. Pour l’instant, je pourrai au moins dire que j’ai commencé.

Article premier

 

 

En légistique québécoise moderne, il est de bon ton de dénigrer les lois qui commencent par des définitions : des législateurs qui se prennent pour des lexicographes, quelle idée !

On suggère plutôt de commencer un projet de loi en précisant l’objet de cette loi ou en mentionnant qui sera responsable de son application.

Mais un blogue, ce n’est pas un projet de loi…

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